1. Vermifuges
Qu’est-ce qu’un vermifuge ?
C’est une substance capable d’éliminer certaines familles de vers, aux stades d’adulte et/ou de larve. Il existe des vermifuges combinant plusieurs substances de manière à être efficaces contre les familles les plus fréquentes. Il existe aussi des vermifuges à ingérer (la plupart d’entre eux) ou en spot-on (quelques gouttes à déposer sur la peau).
Pourquoi vermifuger ?
En traitant votre animal, vous réduisez le risque qu’il serve de réservoir et propage ces hôtes indésirables. Il faut savoir que la plupart de ces parasites peuvent infester presque tous les animaux, l’homme y compris. C’est pourquoi il vous est demandé de ramasser les déjections de votre compagnon ! En effet, la meilleure des préventions, est encore d’assainir l’environnement par ce simple geste civique !
Comment savoir si mon animal est infesté ?
La technique la plus sure est bien sur l’examen microscopique des selles. Vous pouvez aussi y jeter un coup d’œil régulièrement, surtout dans les 2 ou 3 jours qui suivent l’administration du vermifuge car c’est alors que les vers affaiblis se détachent de l’intestin et sont évacués avec le transit.
Quand faut-il vermifuger ?
Comme il est possible que votre compagnon soit parasité sans qu’aucun signe extérieur ne soit visible, il est recommandé de procéder régulièrement à un traitement préventif.
A quelle fréquence faut-il vermifuger ? A la différence d’un vaccin, l’efficacité d’un vermifuge a une rémanence très courte, à peine quelques jours. Il est donc important de choisir le bon moment et la bonne fréquence de traitement. En hiver, peu de parasites survivent dehors et les promenades sont plus courtes. Focalisez-vous donc sur la bonne saison. L’été très chaud et très sec n’est pas non plus propice aux parasites. Il reste donc le printemps et l’automne. Ce sont les moments clés.
Une fois par an : si votre compagnon est déjà adulte, il possède un système immunitaire bien mature et saura maitriser voir éviter les infestations sans aide de votre part.
Pour les chiots, il vaut mieux les protéger au maximum. C’est-à-dire, vermifuger tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Ensuite, tous les 2 ou 3 mois jusqu’à l’âge d’un an. En effet, ils sont plus sensibles que les adultes, ont une nette tendance à manger tout ce qu’ils trouvent par terre, et sont parfois même contaminés par leur maman ! C’est pourquoi, il est aussi important de traiter les femelles avant une gestation, mais aussi de vérifier leur carnet de vaccination !
La contamination se fait aussi en mangeant des souris ou en ingérant des puces, pensez donc à vermifuger votre chat 4 fois par an s’il est bon chasseur ou doté de locataires envahissants.
Enfin, si votre compagnon joue parfois avec des enfants en bas âge, mieux vaut redoubler de prudence et vermifuger plus souvent (3 à 4 fois par an) afin d’éviter la contamination oro-fécale plus fréquente chez eux car ils mettent leurs petites main partout et tout en bouche.
Veillez à vermifuger tous les animaux de la maison en même temps.
Entre ces extrêmes, il vous faut trouver le bon équilibre propre à chaque individu. Votre vétérinaire peut vous y aider.
Et les effets secondaires ?
La plupart des cas sont anodins comme une légère diarrhée ou quelques vomissements sans conséquence. Il est préférable de vermifuger le matin, avec un « repas » léger, un jour où vous prévoyez d’être présent ! :-) Attention, chez certaines races de chiens, il y a des substances à éviter (cf. section « spécificités de race »).
Bien vermifuger, c’est aussi bien doser.
Pesez toujours votre animal avant même d’acheter le vermifuge !
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2. Vaccination
Le vaccin c’est quoi ?
Lorsque l’on contracte une maladie, le système immunitaire de notre corps élabore une riposte ; en cas de victoire, il mémorise les caractéristiques de l’ennemi : son « visage » ; cela permet de le reconnaitre immédiatement et d’être capable de le maitriser à l’avenir sans en subir les conséquences. C’est la raison pour laquelle on ne peut faire « la rougeole » qu’une seule fois.
Cette fameuse « mémoire » est aussi conférée via la vaccination, en moins efficace que le germe pathogène lui-même bien sûr, mais avec bien plus de sécurité ! Parce que cette mémoire « artificiellement » créée est plus ténue, il est nécessaire d’effectuer régulièrement des rappels. Sans ces derniers, le corps n’est pas apte à se protéger seul contre certains germes extrêmement agressifs.
Selon la forme sous laquelle le germe est utilisé (vaccin vivant atténué, vaccin inactivé…), certains vaccins impriment leur « souvenir » plus longtemps que d’autres et sont à renouveler tous les 3 ans, 2 ans ou annuellement. Cela dépend donc de la maladie mais aussi du choix du laboratoire dans la technique d’élaboration de son vaccin. Votre vétérinaire inscrit toujours la date du prochain rappel dans le carnet de santé.
Pourquoi vacciner ?
Le maître mot est la prévention. Pour certaines maladies graves, voir mortelles, il n’existe pas de traitement. Pour d'autres encore, le traitement mis en place n’a parfois pas assez de temps pour agir et l’animal décède quand-même ou survit avec de lourdes séquelles. La vaccination est donc le seul moyen de protéger nos compagnons en leur évitant ces maladies ou en diminuant les symptômes.
Quelques maladies peuvent se transmettre à l’homme (rage, leptospirose…) et la vaccination de l’animal protège ainsi son propriétaire !
Si tout le monde vaccine correctement son animal, la propagation des germes est ralentie ou même enrayée. Il est donc primordial de vacciner les individus ayant beaucoup de contacts avec les autres (expositions, « école »…). Si certaines maladies ont presque disparu, c’est grâce à une vaccination rigoureuse et systématique de tous les individus pouvant être porteurs (par exemple, le vaccin contre la rage est obligatoire au sud du sillon Sambre et Meuse. Dans cette région, un vaste programme de vaccination et de surveillance des renards a été mis en place afin de prévenir toute réapparition du virus actuellement absent chez nous). N’oublions pas que nos frontières se sont évaporées ces dernières années et que les maladies voyages aussi bien que nous ! Les animaux aussi viennent de pays de plus en plus variés et où la médecine vétérinaire n’est parfois pas très présente. Des maladies alors absentes chez nous pourraient arriver à nos portes par le prochain avion !
Certains vaccins sont rendus obligatoires.
La rage : tout chien, chat ou furet susceptible de passer la frontière doit être en ordre de vaccination, identifié et muni de son passeport. Au sud du sillon Sambre et Meuse, les chiens résidents doivent être régulièrement vaccinés de même que les chiens fréquentant les campings.
Toux des chenils : vaccin canin requis par presque toutes les pensions, les « écoles », les expositions et les terrains d’entrainement pour chiens.
Par le biais de la consultation vaccinale, votre vétérinaire contrôle annuellement l’état de santé de votre compagnon. En effet, certaines maladies commencent de manière très discrète et un traitement mis en place aux premiers stades obtient de meilleurs résultats que s’il est entrepris lorsque les symptômes posent vraiment problème (insuffisance cardiaque, rénale …). Vous pouvez aussi lui poser toutes les questions qui surviennent avec les petits soucis du grand âge ! :-)
Et si mon animal ne sort pas ? Malheureusement, il est impossible d’empêcher un germe de « se coller » à vos chaussures, vos vêtements ou d’entrer par la fenêtre… De plus, le système immunitaire de votre compagnon est déjà moins entrainé !
Et les effets secondaires ?
Comme toute substance, le vaccin peut entrainer l’apparition d’effets secondaires, assez rares et le plus souvent d’importance mineure. Avant leur mise sur le marché, tous les médicaments doivent montrer patte blanche et prouver leur efficacité. Malheureusement, en médecine, le risque zéro n’existe pas et même une piqure de vitamines pourrait théoriquement provoquer un choc anaphylactique ! Bien entendu, en pratique, à part une petite « bosse » au site d’injection ou un peu moins d’énergie en fin de journée, le vaccin ne pose généralement aucun problème.
Qui vacciner ?
Il faut bien évidemment, en priorité, vacciner les animaux dont le système immunitaire est plus fragile. Notamment, les individus âgés, affaiblis, immunodéprimés, ou très jeunes. Hélas, même avec des rappels correctement administrés toute une vie, l’immunité n’est jamais définitive. C’est pourquoi il faut continuer à vacciner les animaux âgés.
Au sujet des nouveaux nés, il faut préciser que l’efficacité des vaccins est souvent compromise par l’interférence que provoquent les anticorps maternels apportés par l’allaitement. De plus, le système immunitaire est encore immature. On attend donc généralement 6 à 8 semaines de vie avant de commencer la « primo vaccination », c’est-à-dire, la base sur laquelle viendront s’appuyer les rappels tout au long de la vie. Cette primo vaccination est d’autant plus importante qu’elle conditionne l’efficacité de toutes les vaccinations futures !
Primo vaccination
Il arrive souvent que vous preniez possession de votre animal après ses 8 semaines. Il se peut dès lors qu’il ait déjà reçu une première injection chez l’éleveur. Afin d’avoir la certitude de ne pas oublier le second rappel, il est vivement conseillé de montrer le carnet de santé à un vétérinaire. Il est très important de ne pas se tromper sur la date du prochain vaccin et votre vétérinaire déterminera avec précision la semaine pendant laquelle doit être fait le rappel. Si ce n’est pas possible, il vaut mieux recommencer le protocole à zéro afin de partir sur de bonnes bases.
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3. Identification
La puce électronique, c’est quoi ?
La puce électronique (ou micro chip, ou encore transpondeur) est une petite pièce de la taille d’un grain de riz que l’on injecte sous la peau du cou. Au contraire d’un tatouage, une anesthésie n’est pas nécessaire car l’injection n’est pas très douloureuse.
La puce électronique contient un numéro à 12 chiffres, unique à chacun, et permet une identification à vie sans erreur possible !
Pourquoi identifier ?
Comment décrire votre chat noir ? Ou votre petit Westie … blanc bien sûr ! Comment prouver que celui-là justement est bien le vôtre ? Comment prouver que le carnet de vaccination lui correspond et que c’est bien lui qui est en ordre, pour la rage par exemple ?
Beaucoup plus important pour vous deux, tout animal perdu et présenté à un vétérinaire ou dans un refuge est systématiquement examiné au moyen d’un lecteur spécial, un genre de scanner comme ceux utilisés à la caisse des supermarchés !
Le numéro s’inscrit alors et un simple coup d’œil sur les sites internet officiels ID Chips (pour les chats) et ABIEC (pour les chiens) permet d’obtenir vos coordonnées. Il faut bien sûr que vous ayez fait enregistrer le tout par votre vétérinaire et que vous teniez ces deux organismes régulièrement informés de tout changement d’adresse, de téléphone ou de propriétaire. Il faut utiliser le talon réponse joint au certificat reçu lors de l’identification.
Connaitre le propriétaire d’un animal est aussi nécessaire en cas de dommage causé à des tiers (un chien provoquant un accident de voiture …). N’oubliez pas de mentionner l’acquisition d’un nouveau compagnon à votre assurance responsabilité civile, on ne sait jamais !
Est-ce obligatoire ?
L’identification est obligatoire pour tout chien né après le 01 septembre 1998 ou qui a changé de propriétaire après cette date. Quel que soit son âge, tout chien, chat ou furet devant passer une frontière doit être identifié. Attention ! L’Angleterre, l’Irlande et Malte ne reconnaissent pas le tatouage comme une identification suffisante.
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5. Spécificités d’espèces, de races et automédication
Spécificités d’espèces
Le chat n’est pas un petit chien. Cette affirmation peut vous faire sourire et vous sembler naïve et puérile au premier abord. Mais cela signifie surtout qu’il ne faut pas nourrir un chat avec des aliments pour chien car des carences pourraient se révéler au fil du temps, en taurine par exemple. Il ne faut pas non plus administrer des médicaments pour chien à votre chat car certains d’entre eux sont hautement toxiques pour lui (certains antiparasitaires contre les tiques notamment). Savez-vous qu’une simple aspirine risque de tuer votre chat ?
Certaines espèces de rongeurs ou le lapin sont très sensibles à des molécules utilisées couramment chez nos carnivores. N’appliquez jamais du FrontLine sur votre lapin, cela pourrait lui être mortel.
Spécificités de races
Les races suivantes ont une sensibilité extrême ou anormalement élevée à des substances comme l’ivermectine (vermifuge utilisé en grands animaux ayant une rémanence très longue dans les déjections ! Ne laissez jamais votre chien les ingérer s’il est dans cette liste) , le lopéramide (contre la diarhée) et dans une moindre mesure la milbémycine (antiparasitaire), la moxidectine et l’émodepside.
Le Collie, le Border Collie, le Bearded Collie, l’Australian Shepherd Dog, l’Australian Cattle Dog, le Shetland Sheepdog, le Berger blanc suisse, le English Shepherd, le Bobtail, le Longhaired Whippet, le Mac Nab, le Waller, le Silken Windhound, le chien finnois de Laponie et le Kelpie. Attention aussi pour le Skye Terrier.
Automédication : mise en garde !
Pour toutes les raisons développées ci-dessus et toutes celles que j’ai pu oublier, avant d’appliquer ou de faire avaler quoi que ce soit à votre animal, appelez toujours votre vétérinaire. Un petit coup de fil peut vous éviter bien des mauvaises expériences !
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6. Vacances
Vous partez bientôt en vacances ?
Sans votre compagnon ?
Si vous envisagez de le confier à des tiers qui ont eux-mêmes des animaux, assurez-vous de protéger le vôtre contre les puces et les tiques 2 ou 3 jours avant le séjour. A votre retour, protégez-le contre les vers.
Demandez aussi si des vaccins spécifiques (par exemple, la toux des chenils) sont requis. Pensez-y au-moins 1 mois à l’avance afin d’avoir le temps nécessaire pour effectuer certains rappels.
L’idéal est de vous rendre sur place, au préalable, pour vous (r)assurer que les conditions de vie ne seront pas trop éloignées de ses habitudes…
Avec votre compagnon ?
En Belgique
Sachez que le vaccin contre la rage est obligatoire pour les chiens dans les campings et caravanings au sud du sillon Sambre et Meuse.
A l’étranger
Les lois en vigueur dans les différents pays de l’Union Européenne étant assez variables, renseignez-vous longtemps à l’avance pour traverser certaines frontières (comptez 6 ou 7 mois de délais pour passer le poste frontière de la Suède, de la Grande-Bretagne, l’Irlande ou Malte !). La Finlande (1 mois) et Chypre ont aussi des conditions spécifiques mais moins draconiennes.
Pour toutes ces exceptions, je vous invite à parcourir le lien suivant sur le site de l’UPV http://www.upv.be/index.php (cliquez sur la rubrique Chiens et Chats en Voyage dans la colonne de gauche et choisissez votre pays de destination dans la liste proposée sans oublier les pays de transit).
Je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.
En dehors de l’Union Européenne, mieux vaut directement appeler l’ambassade bien à l’avance afin d’éviter les mauvaises surprises.
Pour voyager dans les pays limitrophes, tout chien / chat ou furet doit être identifié et accompagné de son passeport certifiant qu’il est bien vacciné contre la rage. Parfois, l’examen clinique par un vétérinaire (par exemple : Portugal) et/ou une protection contre les tiques et échinocoques (vers) sont demandés avant le départ.
Dans certains pays du pourtour du bassin méditerranéen, il est recommandé de protéger son chien contre les « vers du cœur », les filaires donnant la dirofilariose. Une protection contre les moustiques peut aussi se révéler salvatrice ! Choisissez donc le bon produit car certains combinent ces « fonctions » avec celles de vermifuge et/ou antipuces / tiques.
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En cours de réalisation.
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